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Nouveaux métiers : vers une transformation des fonctions traditionnelles

Selon une étude Dell publiée en 2017, 85% des emplois de 2030 sont encore inconnus aujourd’hui ! Robotisation, automatisation, transformation digitale :…

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Selon une étude Dell publiée en 2017, 85% des emplois de 2030 sont encore inconnus aujourd’hui !

Robotisation, automatisation, transformation digitale : le monde professionnel est en pleine mutation et subit de plein fouet les changements induits par les nouvelles technologies. Il y a encore quelques années, nous redoutions simplement la disparition des postes peu qualifiés, désormais nous savons que la révolution robotique affectera également les emplois à compétences élevées. Personne n’est à l’abri. Les pessimistes s’inquiètent des millions de postes amenés à disparaître tandis que les optimistes rêvent avec enthousiasme aux nouveaux métiers que l’on ne connaît pas encore. Une seule chose est sûre, le train de la transformation des métiers est en marche…

Les nouveaux métiers face à l’automatisation

D’après l’Institut McKinsey, le potentiel d’automatisation technique en Europe est de 46% (« A future that works : Automation, Employment and Productivity », 2017)

De nouveaux outils à maîtriser

La robotisation va prendre la main sur les tâches répétitives, qu’elles requièrent un niveau de compétence faible ou élevé, tous secteurs confondus. L’automatisation aura des conséquences sur trois niveaux. Tous d’abord d’un point de vue global, certains secteurs seront concernés plus rapidement que d’autres comme le transport, les banques, et la manutention dans la mesure où ils fonctionnent principalement par « répétition ». Le deuxième niveau concerne les métiers automatisables que l’on peut classer en trois catégories d’après le site Re.sources : les métiers « fortement automatisables » d’ici 2025 (agent de voyage, réceptionniste, ouvrier d’usine), les métiers « partiellement automatisables » (assistant juridique, traducteur, employé de maison) et les métiers « peu automatisables » (artiste, travailleur social, psychologue).

Le troisième niveau concerne les « tâches fortement automatisables » comme les tâches administratives, l’analyse de données et la collecte d’information. Certains métiers vont tout simplement disparaître car le potentiel d’automatisation est fort tandis que d’autres seront voués à évoluer. Dans ce dernier cas, les robots et l’intelligence artificielle seront des outils qu’il faudra savoir piloter. Les métiers requérant une forte interaction humaine (contact avec des animaux par exemple) seront moins impactés.

Quels nouveaux métiers pour rester actif dans cet environnement professionnel en pleine création ? Les travailleurs vont devoir miser sur leur soft skills et s’orienter vers des métiers créatifs, qui demandent de la prise de décision, de la réflexion et de la considération d’un point de vue humain.

Il semble que les nouveaux métiers à venir seront très orientés conseil (consultant en e-réputation, coach d’orientation, conseiller en productivité) et éthique (éthique technique, environnementale, sociale). Dans l’immédiat, il est également possible de voir se créer des postes gérant l’entretien des robots mais leur pérennité est discutable.

Le rôle de la digitalisation dans les métiers de demain

D’après l’Institut McKinsey, plus d’1,5 million des emplois en France sont liés au numérique ! (Étude « Accélérer la mutation numérique des entreprises »)

Le secteur du digital, créateur d’emploi

L’autre grande révolution en 2018 concerne le transfert des fonctions traditionnelles vers le monde numérique. Cet univers offre désormais une infinité de nouveaux métiers à l’échelle mondiale, sans frontières. On y retrouve les principales fonctions de métiers : marketing, techniques, commerciales, graphiques, etc., et les entreprises ne peuvent s’y soustraire si elles souhaitent perdurer et gagner en productivité. Pour exister dans la vraie vie, l’entreprise doit exister en ligne. Le poste de travail se dématérialise, les salariés gagnent en flexibilité, il devient possible de travailler de n’importe où dans le monde à partir du moment où internet fonctionne correctement.

Cette transition inquiète ceux qui se sentent laissés pour compte par les nouvelles technologies. D’après un sondage 2016 BVA /Orange l’impact du numérique sur l’emploi, 36% des personnes interrogées pensent que le numérique fait disparaître plus de métiers qu’il n’en crée. Pourtant, c’est une source inépuisable de création de nouveaux métiers et il convient de ne pas rater le coche pour trouver sa place dans le monde professionnel de demain. Les conditions pour réussir seront de s’adapter et d’apprendre continuellement. Les métiers vont se faire et se défaire en fonctions des tendances et il faudra se focaliser non pas sur ce que l’on « sait faire » qui sera en mouvement constant mais sur ce que l’on « aime faire » et comment l’intégrer à son univers professionnel. Le monde digital, c’est le bureau de travail des développeurs web, des community managers, des graphistes mais aussi celui des conseillers en e-réputation.

D’autre part, l’économie de partage s’est fortement développée grâce aux changements numériques. D’après l’institut BVA, deux tiers des actifs considèrent que les nouvelles activités issues de l’économie de partage sont l’opportunité de créer de nouveaux métiers : uber, airbnb, les sites de co-voiturage, les sites de vente de particulier à particulier, etc. Le monde digital offre la possibilité à chacun de créer son propre emploi à partir d’une bonne idée.

Les défis RH posés par ces nouvelles fonctions

74% des Français estiment que la formation permettra de faire face aux changements numériques pourtant ils ne sont que 44% à avoir déjà eu recours à des formations ! (Étude BVA /Orange 2016, « l’impact du numérique sur l’emploi »)

Préparer le terrain dès maintenant

Le rôle de la fonction RH va prendre de l’importance dans les années à venir. Dans un premier temps, l’organisation et la répartition des tâches vont s’adapter en fonction de ces nouveaux outils. En transférant les tâches répétitives aux assistants numériques, la fonction RH va pouvoir se concentrer sur les tâches à forte valeur ajoutée et consacrer plus de temps à l’accompagnement du salarié.

Dans un deuxième temps, c’est bien l’accompagnement du salarié qui représentera l’un des plus grands défis pour la fonction RH. Face à la disparition de millions d’emplois, la fonction RH va devoir mettre en place ses stratégies pour optimiser l’utilisation de ses effectifs. Il existe déjà quelques éléments de réponse grâce à la formation continue et à la montée en gamme des compétences. Les métiers du numérique, bien qu’en pleine mutation, sont déjà relativement développés en France. Ainsi, certains proviennent de compétences déjà utilisées avant la révolution digitale. L’objectif est donc de former les salariés déjà qualifiés à la transition numérique, comme s’il s’agissait non pas d’apprendre un nouveau métier, mais plutôt d’en découvrir une autre facette.

Enfin, la montée en gamme des compétences devra s’effectuer également au niveau des soft skills dans le sens où elles feront la différence avec les robots. Il faudra définir de nouveaux métiers où la créativité sera indispensable par exemple et orienter la masse salariale vers des formations correspondantes. La responsabilité de garder sa place dans le milieu professionnel incombe aussi bien aux employeurs qu’aux salariés. Les experts de l’emploi préconisent de prendre le virage digital dès à présent pour éviter les écueils.

De nombreuses études spéculent sur les conséquences de la robotisation et de l’automatisation sur l’emploi dans les années à venir. Dans les faits, le site Re.sources montre que l’Allemagne et la Corée du Sud comptent parmi les pays les plus robotisés au monde alors que leur taux de chômage est parmi les plus faibles ! De quoi s’interroger sur la meilleure stratégie à suivre pour rester dans la course tandis que la France peine à rattraper son retard. Comme le disait si bien Lavoisier, rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme !

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À propos de l'auteur

Dalale Belhout

Spécialisée en recrutement digital et marketing RH, Dalale a accompagné des décideurs dans le déploiement de leur stratégie de recrutement et de marque employeur avant de rejoindre DigitalRecruiters en tant que Responsable Content Marketing. Diplômée de la Burgundy School of Business, elle est par ailleurs spécialiste des technologies dédiées au recrutement et à la gestion des candidatures en mode SaaS.