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Combien de candidatures reçues par offres d’emploi en fonction des secteurs en 2018 ?

Combien de candidatures reçues par offres d'emploi en fonction des secteurs en 2018

Selon une enquête RégionsJob, 95% des recruteurs utilisent les offres d’emploi pour le sourcing !

Malgré les nombreuses annonces que vous proposez, vous ne recevez pas beaucoup de candidatures ? Ou, au contraire, vous êtes noyé sous les CVs dès que vous postez une seule petite offre ? Vous vous demandez si votre situation est normale ? Alors cet article est pour vous ! La question du nombre de candidatures par offres d’emploi renvoie à la notion de marché. Lorsque l’on recrute, il est primordial d’avoir cette notion en tête.

Chaque secteur évolue sur son propre marché de candidats, et comme pour tous les marchés, il est nécessaire d’adapter son approche en fonction de ce que l’on y observe. Ainsi, il est normal d’observer des différences de volume de candidatures en fonction des secteurs. Plusieurs facteurs déterminent cet indicateur, et nous allons les voir ensemble.

1)    Les besoins en recrutement par secteur

Pour l’année 2018, plus de 2,3 millions de besoins en recrutement ont été exprimés par les entreprises françaises !

Les services aux particuliers et aux entreprises proposent le plus grand nombre de projets de recrutement !

Il est difficile d’évaluer précisément un marché de candidats, car peu de moyens existent pour connaître les « valeurs » précises des candidats, leurs évolutions sur le marché, ou d’autres informations.

Un des premiers facteurs à déterminer le nombre de candidatures est le nombre d’offres d’emploi dans le secteur. En effet, plus il y a d’offres, et moins vous aurez de chances qu’un candidat tombe sur la vôtre. A l’inverse, si vous proposez la seule offre du secteur, inutile de préciser qu’une avalanche de candidatures risque de vous tomber dessus ! Une des principales sources permettant d’apprécier ce volume est l’enquête récurrente de Pôle Emploi, qui évalue chaque année les projets de recrutement de plus d’un million d’établissements en France (Enquête BMO). Bien sûr, certaines limites rendent l’information imparfaite, mais ces résultats permettent d’avoir une bonne idée de la situation globale.

Ainsi, en 2018, l’enquête BMO révèle des situations bien différentes en fonction des grandes catégories de secteurs. Deux groupes se dégagent très clairement. D’une part, nous avons les services aux particuliers et les services aux entreprises qui proposent, respectivement près de 900 000 et 600 000 projets de recrutement. D’autre part, les secteurs du commerce, de l’agriculture et de l’industrie tournent entre 200 000 et 300 000 projets de recrutement. Enfin le secteur de la construction forme à lui seul une catégorie à part en proposant moins de 150 000 projets de recrutement en 2018.

Cette première différence entre les secteurs montre bien que tous ne sont pas dans la même situation : Certains doivent faire face à une concurrence très forte face aux autres entreprises, tandis que d’autres ont un peu plus de marge de manœuvre. Cependant, le nombre de projets de recrutement ou d’offres d’emploi ne sont pas les seuls devant être pris en compte.

2)     Les secteurs en pénurie

Selon une enquête Manpower 2016, les métiers manuels sont les compétences les plus difficiles à trouver en France !

L’industrie, l’informatique, et la construction sont des secteurs connaissant déjà de fortes pénuries en candidats !

La pénurie en candidats est également bien connue dans certains secteurs. Si plusieurs études estiment qu’il y aura une pénurie de talents dans les années à venir de façon générale, la situation est encore variable en fonction des secteurs, à l’heure actuelle. Là encore, les chiffres sont difficiles à évaluer de manière exacte, mais plusieurs études proposent des tendances.

L’enquête BMO, citée précédemment, évalue également la difficulté des recrutements dans les différents secteurs. Ainsi, la construction et l’industrie semblent rencontrer la plus grande part de difficultés dans leurs recrutements, avec plus de la moitié des besoins déclarés comme difficiles à recruter. La migration vers une économie de services, et la difficile valorisation des métiers manuels expliquent en partie ces résultats. Ajoutons à cela que ces deux secteurs nécessitent des candidats qualifiés, ayant souvent besoin d’habilitations, de formations spécifiques, ou encore de savoir-faire techniques très poussés.

Ce contexte favorise un nombre de candidatures très faible par offre d’emploi, et rend le recrutement bien plus difficile, alors même que leurs taux d’emplois saisonniers restent faibles (moins d’un quart).

Dans les métiers de service, l’informatique revient également souvent comme un secteur en crise de candidats. L’enquête RégionsJob de 2015, par exemple, place les informaticiens comme la 3ème population de candidats la plus difficile à recruter. Si les postes à faible qualification requise s’en sortent parfois bien, il faut presque passer à la chasse de tête pour les profils avec de fortes expertises techniques, ou managériales.

Les commerciaux, eux, connaissent une situation un peu particulière. Si les profils éligibles à ce type d’offres ne manquent généralement pas, cette population restent pourtant difficile à recruter, si l’on en croit toujours la même enquête. En réalité, comme le suggère une autre étude APEC, le métier de commercial en lui-même est de moins en moins en vogue chez les nouvelles générations sortantes des écoles de commerces. Le commercial « de terrain », allant chercher le client et négocier les contrats fait beaucoup moins rêver. Par conséquent, les jeunes diplômés se tournent davantage vers des secteurs plus attirants, tels que la finance ou le marketing. Ainsi, cela a pour conséquence de rendre rares les candidatures à ce type d’offres.

Les secteurs en pénurie sont de plus en plus mis en avant, car les difficultés de recrutement apparaissent comme paradoxales, face à la situation économique française : pourquoi les entreprises peinent-elles tant à recruter avec autant de personnes cherchant un emploi ? Pourquoi les candidatures se font-elles si rares dès que les profils cherchés sont plus spécifiques ? La réponse est bien évidemment complexe. Cependant, cela alerte sur la nécessité de mettre en place une stratégie de diffusion plus adaptée lors de la phase de sourcing en recrutement, car c’est bien là que le bat blesse, généralement. Les candidats existent, mais ne sont pas forcément là où on les attend.

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