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Transformation numérique : quel impact sur le recrutement des cadres ?

Transformation numérique quel impact sur le recrutement des cadres

Réseaux sociaux, big data, cybersécurité, travail à distance, méthode agile, etc., la révolution numérique a un impact de plus en plus fort sur les entreprises. Les évolutions permises par le développement des nouvelles technologies, la digitalisation en tête, modifient profondément le fonctionnement des sociétés, leur organisation interne mais aussi la place et les missions des collaborateurs, pour lesquels la maîtrise de l’outil numérique est devenu un enjeu central. 

Dans cet article, découvrez l’impact de la transformation numérique sur le recrutement des cadres. 

La digitalisation : un enjeu technologique et organisationnel 

La digitalisation est un processus global de transformation de l’entreprise. Elle impacte son écosystème, son modèle économique et modifie structurellement son organisation interne. Accélérée fortement par la récente crise sanitaire, la digitalisation bouleverse les modes de production, et transforme certains secteurs; dans l’industrie par exemple où les chaînes de production sont de plus en plus numérisées; ou encore dans celui des services et du commerce, dans lequel on observe une très forte intensification des transactions en ligne impulsée par un changement de comportement des clients.

Les relations avec l’écosystème de l’entreprise sont en pleine évolution, en particulier la relation avec les clients, et par extension les candidats. La prise en compte de l’expérience client (en ligne, à distance, en proximité) constitue un enjeu décisif dans toutes les organisations et devrait prendre une place de plus en plus importante à l’avenir. Dans le cadre du recrutement en particulier, il n’est pas rare d’observer une rupture entre l’image de modernité véhiculée par une entreprise et la réalité de son processus de recrutement digital, souvent fastidieux, et relativement peu ergonomique. La promesse de nombre de géants du digital et entreprises du numérique s’envole subitement sur leur site carrières, laissant un arrière goût désagréable aux candidats. On passe d’un tapis rouge présenté aux clients à un environnement vieillissant et mal entretenu en “backstage”. Cette rupture, les candidats la découvrent  forcément avec des questionnements et du ressenti. S’agit-il bien d’experts? Quel est le soin accordé à la bonne intégration des salariés?  Ceci pose quand même un problème plus global : l’entreprise fait une « promesse » par son positionnement, par les valeurs qu’elle annonce. Une promesse, qui, lorsqu’elle n’est pas tenue, laisse une trace indélébile sur l’image de marque.

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La transformation numérique concerne toutes les entreprises 

La transformation numérique impacte toutes les entreprises, néanmoins les PME ne se sont pas encore emparées du sujet. Ainsi selon une récente étude APEC, « les PME ne se sentent pas encore réellement impactées. Il reste complexe pour elles d’envisager un véritable processus de transformation. Pour celles qui y parviennent, l’implication de la direction est le principal facteur de réussite. Le recours à des intervenants extérieurs peut également s’avérer déterminant. » Dans la transformation numérique des PME, le recours à des intervenants extérieurs apparaît comme déterminant, ainsi des projets commencent à voir le jour dans certaines d’entre elles, quand les grandes entreprises ont déjà pris le virage du digital il y a de cela de nombreuses années : gestion de projets en mode agile, etc. 

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Près d'un recruteur sur deux utilise un ATS

Près d’un recruteur sur deux utilise un ATS. – Source : regionsjob.com

Le processus de recrutement des cadres : un impact très concret de la transformation numérique 

Quelle que soit la configuration de l’entreprise, on observe une forte digitalisation des processus de recrutement, et particulièrement pour les profils de cadres. Les canaux de recrutement de cadres sont aujourd’hui principalement numériques, l’utilisation de logiciels de recrutement permettant de multidiffuser des annonces sur les jobboards, plébiscités par les cadres, mais aussi l’essor des réseaux sociaux professionnels tels que Linkedin, qui compte plus de 20 millions de membres inscrits en France en 2020 (soit près de 64% de la population active !). Les canaux de recrutement digitaux continuent à être de plus en plus utilisés par les recruteurs et transforment les pratiques de recrutement, de plus en plus “candidat centric”. Ainsi, 53% des recruteurs ont diffusé leur offre d’emploi sur les réseaux sociaux lors de leur dernier recrutement de cadre en 2019 (Étude Apec 2019, Baromètre sourcing cadres – rétrospective 2009-2019). À noter, l’application DigitalRecruiters permet de partager une offre d’emploi en un clic sur différents réseaux sociaux, Facebook, Twitter, Viadeo et Linkedin. L’entreprise a la possibilité de partager son besoin en cours sous forme de post sur sa page entreprise, ou de l’envoyer par message privé à des utilisateurs ciblés du réseau, notamment sur Linkedin, premier réseau professionnel mondial. 

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L’utilisation massive des ATS, logiciels de recrutement 

Pour accompagner la digitalisation du recrutement,  les entreprises utilisent massivement des ATS ou Applicant Tracking System. Ces logiciels de recrutement permettent de gérer les processus de recrutement de A à Z, depuis une seule plateforme et offre la possibilité aux candidats de se saisir des outils digitaux pour postuler. En 2019, 67,8% des internautes ont surfé sur Internet depuis leur smartphone d’après Médiamétrie (Étude Médiamétrie 2019). Un chiffre qui évolue vers toujours plus de mobile chaque année. L’expérience mobile, et le caractère responsive d’un site carrières apparaissent alors comme un basique. Par ailleurs, 81% des candidats utilisent leur mobile pour la recherche d’emploi et 82% d’entre eux se renseignent sur les entreprises en ligne avant de postuler, alors que seulement 60% des entreprises proposent un site mobile ou application en ligne (Étude 2019 – Digital School of Paris “Le secteur RH à l’ère du digital”).

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Informatique, études-R&D et conseil : des besoins en compétences cadres de plus en plus importants pour accompagner la transformation numérique 

Certains secteurs génèrent de nombreux besoins en compétences cadres, aussi bien techniques qu’organisationnelles et managériales. Dans les domaines porteurs de l’informatique ou encore du conseil, de nombreux recrutements d’experts, d’ingénieurs en informatique, de consultants en organisation, sont indispensables pour accompagner les entreprises dans leurs transformations numériques. La transition vers plus de digital dans les entreprises constitue ainsi un puissant moteur de recrutement pour les cadres de ces secteurs porteurs, qui continuent à être très recherchés par les entreprises. 

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Des cadres qui souhaitent majoritairement siivre des formations en lien avec la transformation numérique

Des cadres qui souhaitent majoritairement suivre des formations en lien avec la transformation numérique – Source : apec.fr

De nouveaux métiers émergent 

La transformation numérique donne naissance à de nouveaux métiers cadres. Des fonctions liées à de nouveaux outils (maquette numérique dans le bâtiment, impression 3D dans l’industrie, etc.) et également à de nouveaux modes d’organisation, comme notamment la gestion de projets en mode agile, fortement plébiscitée par les starts-up et les grands groupes dans le secteur de la technologie. En parallèle à la création de nouveaux besoins en recrutement spécifiques, la transformation numérique induit un changement en profondeur de certains métiers, et de l’organisation de l’entreprise dans son ensemble. 

Les compétences spécifiques liées à la gestion de la transformation numérique vont devenir ainsi incontournables, aussi bien en matière d’outils que de nouvelles méthodes de travail à maîtriser.  Ainsi, la question de la formation tient une place centrale dans l’évolution des métiers que nous vivons et celle à venir. Les entreprises auront l’obligation de se doter de nouvelles compétences, et face à la pénurie de certains profils très qualifiés dans le secteur de l’informatique et des nouvelles technologies, s’imposera une réelle nécessité d’accompagner ses salariés via de la formation continue tout au long de la vie professionnelle. 

Les salariés deviennent acteurs de leur employabilité : la formation professionnelle continue leur permet d’acquérir de nouvelles compétences durant leur vie active pour le retour ou le maintien dans l’emploi et ainsi sécuriser ou optimiser leur parcours professionnel. Par ailleurs, rappelons que la formation professionnelle continue “constitue une obligation nationale inscrite dans l’article L6311-1 du Code du Travail. Sa mise en œuvre est liée au statut de la personne. Elle nécessite le financement de la formation elle-même et la rémunération ou l’indemnisation de la personne durant cette formation” selon le site defi-metiers.fr. Une volonté de formation au digital marquée chez les salariés français confirmée dans une récente étude Apec sur le recrutement des cadres, ou l’on apprend que “la majorité des cadres envisagent d’ores et déjà de suivre une formation en lien avec la transformation numérique dans les prochaines années, et plus fréquemment dans les plus grandes entreprises”.

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Crédit photo : Unsplash

Livre Blanc : Le coût d’un recrutement raté et ses impacts

Selon les études et le poste occupé, le coût moyen d’un recrutement raté varie de 20k€ à 200k€. Et pourtant, ce coût, incroyablement élevé, est rarement calculé.