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Les métiers qui recrutent en 2018

Les métiers qui recrutent en 2018

Selon un article RégionsJob, des prévisions de recrutement record pour 2018 dynamisent le marché de l’emploi !

Quels sont les secteurs qui embaucheront en 2018 ? Aujourd’hui, les secteurs du commerce, de l’industrie, du médical, du BTP ou encore de l’hôtellerie-restauration font face à une forte pénurie de candidats se retrouvant avec moins d’une candidature par poste proposé pour les fonctions les plus décriées.

Qu’en sera-t-il pour 2018 ? Quels seront les différents métiers qui continueront à attirer des milliers de candidatures et ceux qui souffriront d’un manque certain de profils qualifiés ?

Dans cet article, un tour d’horizon des secteurs à fort potentiel de développement dans les années à venir !

Les métiers qui recrutent pour répondre à une forte demande

« Ce ne sont pas moins de 350.000 postes d’aides à domicile, aides-soignants et infirmiers qui pourraient être ainsi créés d’ici 2022, à en croire les projections de France Stratégie » – Capital

Le secteur des services continuera à recruter en 2018

Sans surprise dans une économie essentiellement portée par le secteur du tertiaire, ce sont les services qui vont croître le plus. Auprès des particuliers, il y a les métiers tournés vers le domaine médical et/ou social, avec ce point commun qu’ils nécessitent un contact avec les clients. Parmi les métiers opérationnels, citons le métier d’aide-soignante, les assistants dentaires ou encore ceux d’aide à domicile. Cette croissance est une conséquence directe du vieillissement des baby-boomers. Au niveau cadres et experts, l’ingénierie biomédicale continuera à être un secteur tendu, notamment dans les domaines particuliers techniques et réglementaires.

Les métiers du développement personnel et d’accompagnement connaissent également une forte croissance en 2018. Citons par exemple le coach sportif, qui, à la différence d’un entraîneur, accompagne et aide l’usager à se sentir mieux plus qu’il ne fournit un entraînement spécialisé dans une activité spécifique (formation sanctionnée par un diplôme d’Etat). Des métiers qui se développent également à travers la maîtrise des réseaux sociaux et la diffusion du web 3.0, invitant les internautes à faire profiter de leur savoir-faire dans des activités « loisirs » telles que la cuisine ou le bricolage.

Dans le secteur de l’industrie, les techniciens et ingénieurs ayant une spécialisation dans le domaine de l’environnement constitueront des profils très recherchés. L’orientation politique donnée à la production d’énergie renouvelable mise en place depuis une décennie génère un besoin constant en spécialistes pour la recherche, la fabrication mais aussi le transport et la mise en place des équipements et installations. Sans oublier la prise en charge de plus en plus encouragée du développement durable dans la constitution des projets RSE au sein des entreprises.

Le besoin en main d’œuvre des métiers dans la technologie va connaître un bond de 12% d’ici à 2024 contre 6,5% pour les autres industries, et constituera un secteur où les recrutements seront importants en 2018. Les plus fortes progressions concerneront les plateformes web (métiers de chef de projet, développeurs, programmeurs, etc.), les analystes (spécialiste en conduite du changement, applications systèmes) ou encore l’ingénierie en sécurité informatique (administrateur en sécurité des informations, spécialistes réseaux et protection des données, etc.).

Dans quelles zones géographiques vont se réaliser ces recrutements ? En France, sans surprise les métiers de cadres auront tendance à se concentrer dans les agglomérations de plus de 100 000 habitants tandis que les métiers de services aux personnes (aides à domicile) se développent dans le Sud, là où les seniors se retirent pour profiter de leur retraite. Les régions du Nord-Est et du Centre enregistrent les croissances les plus modestes, du fait de leur attractivité plus limitée. A l’étranger, la zone asiatique et Afrique/Moyen-Orient resteront les régions les plus dynamiques pour les investisseurs !

Les secteurs qui souffrent d’une forte pénurie de candidats

« Ne vous souciez pas d’être sans emploi ; souciez-vous plutôt d’être digne d’un emploi » – Confucius, philosophe

Les postes de commerciaux, de comptables et d’ingénieurs décriés par la nouvelle génération

Dans les métiers du tertiaire, le recrutement des postes administratifs dans le secteur privé connaît des trous d’air, notamment en raison de la polyvalence toujours plus demandée pour une rémunération, qui elle, reste constante. Le recrutement des commerciaux s’annonce également fastidieux : la pression des objectifs et l’environnement économique qui commence à se remettre de la crise de 2008 ne matchent plus les conditions de rémunération et l’énergie déployée par les professionnels de la vente pour se démarquer dans un contexte extrêmement concurrentiel.

Les métiers liés à la comptabilité subissent une véritable crise « d’image », en raison de la circulation de stéréotypes sur des profils « matheux » et des postes réputés routiniers. Résultat, les sorties d’école ne comblent pas totalement les départs à la retraite. Le secteur de l’hôtellerie et la restauration n’est pas en reste : là encore, les conditions de travail dont les horaires atypiques des soirs et week-ends constituent des barrières au recrutement. Les entreprises de transport sur de longues distances connaissent également des difficultés pour recruter en raison de l’éloignement et des conditions de travail jugées difficiles par les conducteurs. Le recrutement de travailleurs détachés devient une solution pratique mais réduit les embauches au niveau national, contribuant au climat social morose du secteur et décourage les candidats potentiels.

Les métiers techniques manuels subissent eux aussi une pénurie de main-d’œuvre : électromécanicien, tourneur-fraiseur, chaudronnier, etc. Les entreprises peinent à trouver des professionnels en raison notamment de la formation technique qui reste peu attractive car encore trop souvent assimilée à une « voie de garage ». Et bien que l’automatisation se déploie, elle continue de concerner pour le moment les groupes capables d’investissement financiers importants.

Parmi les professions de cadre, et notamment les managers, il devient difficile de recruter des superviseurs : ils sont moins nombreux à vouloir endosser de fortes responsabilités et à vouloir assurer un rythme de travail très soutenu. Quant aux ingénieurs, ils continueront à constituer une denrée rare car il n’y pas assez de candidats sur le marché français par rapport à la demande des entreprises. Ces derniers font monter les enchères, notamment dans le secteur informatique, où les entreprises doivent rivaliser d’arguments pour convaincre les candidats de les rejoindre !

Il convient de garder en tête que l’emploi s’oriente naturellement vers les métiers liés au bien-être, que ce soit d’un point de vue médical mais également psychologique, notamment la prévention des RPS. C’est une conséquence de notre société pour deux raisons : l’arrivée des baby-boomers dans la période de retraite, et la démocratisation des métiers du coaching.

Enfin qui dit démocratisation des métiers dans l’accompagnement et le bien-être dit aussi une élévation des attentes des salariés. On peut noter une tendance à éviter les emplois qui sont jugés peu attrayants ou trop contraignants. D’où un réel effort qui sera nécessaire de la part des RH pour actionner tous les leviers de la motivation chez les candidats !

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