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Bien-être au travail : bienfaits et impacts sur la motivation et la productivité des salariés

Bien-être au travail bienfaits et impacts sur la motivation et la productivité des salariés

D’après une étude de l’Université de Warwick, le bonheur favorise un gain de productivité de 12% chez les salariés. Les travailleurs malheureux sont quant à eux 10% moins productifs que la moyenne.

Objectif économique, stratégique ou simplement humain, le bien-être au travail et ses impacts positifs sur la performance des salariés sont de plus en plus évidents. Dans l’article suivant, découvrez comment le bien-être au travail favorise la motivation et la productivité des salariés.

1) Le bien-être au travail s’évalue à tous les niveaux !

Les salariés heureux sont 13% plus productifs que ceux qui ne sont pas heureux (Étude Oxford Business School et British Telecoms).

D’après les différentes études réalisées, les salariés heureux sont plus productifs de 12 à 13%. Un écart de productivité qui, multiplié par autant de salariés dans l’entreprise, mérite de s’y attarder !

Il y a plusieurs niveaux de lecture pour définir le bien-être au travail et ils constituent chacun des leviers de productivité et de motivation.

  • le bien-être physique: il concerne le confort de l’espace de travail, l’ergonomie des bureaux, l’investissement dans des équipements qui facilitent les tâches des salariés. Le bien-être physique évite les douleurs physiques et la fatigue. Il permet de limiter le nombre d’arrêts maladie, et de  préserver la santé physique des employés. D’après l’Observatoire Actineo 2019, l’espace de travail a un impact très important sur leur santé pour 50% des personnes interrogées, sur leur bien-être pour 48%, sur leur motivation pour 43% et sur leur efficacité pour 41% des personnes interrogées (source : « Panorama des actifs français travaillant dans un bureau ».

 

  • le bien-être psychologique: l’intérêt des tâches à effectuer, l’autonomie, la cohérence entre temps de travail et volume de travail à réaliser, la reconnaissance des supérieurs hiérarchiques, le degré de satisfaction personnelle, le sentiment d’utilité et le fait de trouver du sens à ses tâches concourent au bien-être psychologique. D’après l’étude « Diagnostic de la motivation dans les entreprises françaises » (le Cercle pour la motivation); tout ce qui donne du sens et de l’utilité à sa mission arrive en première position des facteurs les plus motivants au travail. L’objectif du bien-être psychologique est de limiter les risques psychosociaux (burn-out , brown-out ou bore-out), le stress et la fatigue émotionnelle. D’après la synthèse DARES « Conflits de valeurs et exigences émotionnelles », publiée en 2019, 22,4% des personnes interrogées considèrent qu’elles doivent parfois prendre des risques pour leur santé physique et mentale dans le cadre de leur travail.

 

  • le bien-être social: la cohésion d’équipe, les relations de travail agréables, le rapport avec la hiérarchie et le soutien des collègues sont des éléments qui vont contribuer au bien-être social et générer une motivation générale, dirigée vers des objectifs communs. D’après l’étude « Diagnostic de la motivation dans les entreprises françaises » (le Cercle pour la motivation) ; la qualité des interactions avec ses collègues est un facteur de motivation pour 24% des personnes interrogées et arrive en deuxième position. Cette étude révèle également que pour 51,9% des personnes interrogées très motivées, les supérieurs hiérarchiques exercent une influence sur leur motivation.

 

  • le bien-être organisationnel: il concerne la flexibilité des horaires, le télétravail, l’équilibre vie privée et vie professionnelle. Il s’exprime grâce à la confiance que manifestent les supérieurs hiérarchiques envers leurs employés en leur donnant la possibilité de s’organiser par eux-mêmes. Il offre une plus grande liberté d’action et une meilleure gestion de la fatigue personnelle. D’après l’étude « Où en est le télétravail en France ? » (Malakoff Médéric Humanis 2019), le télétravail augmente l’efficacité au travail pour 9 salariés sur 10. Une amélioration qui est également constatée par 67% des managers et 79% des dirigeants qui encadrent ces salariés.

 

  • le bien-être humain: il se manifeste à travers l’éthique et les valeurs de l’entreprise partagées par les employés. Il permet de s’inscrire dans quelque chose de plus grand que la sphère professionnelle. La marque employeur joue un rôle important pour identifier cette forme de bien-être, car elle permet de définir et de comprendre le but de l’entreprise, ses valeurs et son engagement. Les collaborateurs intègrent mieux leur rôle et leur place dans l’entreprise quand ils ont des informations claires sur les valeurs de l’entreprise. À titre d’exemple, la démarche RSE d’une entreprise a un impact positif sur la motivation au quotidien de 37% des personnes interrogées (étude Ipsos Openmind Kfé réalisée en 2018).

2) Tous les membres d’une entreprise sont responsables du bien-être en entreprise

D’après l’IBET 2019 (Indice de Bien-être au Travail), le mal-être au travail coûte en moyenne 14 580 € par an par salarié.

La responsabilité du bien-être au travail se partage entre tous les membres d’une organisation qui y contribuent de façon directe ou indirecte

La direction et les managers, acteurs déterminants de la motivation des salariés

La direction dispose du pouvoir décisionnel qui facilite la mise en place de programmes d’accompagnement et d’aménagements destinés à favoriser le bien-être au travail. Tant que la direction ne met pas en place un environnement favorable au bien-être en entreprise, il est difficile de motiver ses salariés à long terme. Surtout que ces démarches ne passent pas inaperçues. D’après l’édition 2019 du Baromètre « Santé et qualité de vie au travail » publié par Malakoff Médéric Humanis, 56% des salariés interrogés considèrent que leur entreprise fait attention à leur bien-être, un chiffre en hausse de 3% par rapport à l’année précédente.

Le manager tient un rôle pivot dans l’application opérationnelle des décisions qui favorisent le bien-être des différents collaborateurs. Il est le lien entre les collaborateurs et les dirigeants. Les salariés comptent sur leur manager pour les encadrer, les guider, mais également les soutenir et remarquer leur investissement dans l’entreprise. D’après l’étude « Les Français et l’emploi » réalisée en 2018 par MichaelPage, 54% des personnes interrogées considèrent qu’un bon manager motive et inspire ses équipes. Elles considèrent également que les principales qualités recherchées chez un manager sont le respect pour 72,5%, l’écoute pour 68% et le leadership pour 41% des personnes interrogées.

La responsabilité du service RH repose dans sa capacité à identifier les risques de mal-être au travail. C’est un service qui connaît le nombre de départs, d’arrêts maladie, il est en première ligne pour identifier les difficultés rencontrées par les salariés et peut informer les dirigeants. Le service RH est également en première position pour recruter des managers qui souhaitent instaurer un management orienté sur le bien-être. D’après Emmanuelle Nave, directrice des ressources humaines d’une filiale de Groupama, « si on ne cherche pas des managers de qualité, les actions de bien-être sont des coups d’épée dans l’eau ».

Les collègues jouent un rôle qui est difficile à identifier, car il s’agit surtout d’une cohésion entre différentes personnalités et tout dépend principalement du savoir-être de chaque individu. Cependant, il semblerait que les jeunes générations soient les plus impactées par leurs relations de bureau. 53% des moins de 30 ans interrogés considèrent que l’ambiance et les relations avec les collègues sont importantes pour être heureux au travail contre 45% des salariés de 50 ans et plus (source : étude « Qualité de vie au travail 2017, regards croisés » – Malakoff Médéric Humanis). Toujours est-il, des actions de team-building favorisent la cohésion d’équipe et permettent aux salariés de se faire confiance pour être plus heureux au travail.

Une entreprise qui souhaite installer un environnement de travail positif pour faciliter le bien-être au travail dispose de plusieurs angles d’approche et peut adapter sa démarche à son budget, à la taille de son entreprise et à ses contraintes professionnelles. Tous les postes ne peuvent pas nécessairement s’adapter en télétravail, toutes les entreprises ne peuvent pas se procurer un équipement technologique de pointe, mais l’écoute des besoins des salariés, la volonté de favoriser leur épanouissement au travail et le fait d’impliquer tous les acteurs de l’entreprise ne sont pas pour autant inaccessibles.

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Crédit photos : image parRalf Kunze de Pixabay